Dans un monde professionnel en constante évolution, se distinguent deux catégories d’individus : les indépendants d’une part et les salariés d’autre part. Afin de choisir celle à laquelle appartenir, il convient de connaître les critères distinctifs de chacun de ces deux statuts. Découvrez cela dans cet article.
Critères généraux
Si vous optez pour le statut de salarié, vous avez l’avantage de connaître en avance la rémunération que vous percevrez en contrepartie du travail effectué. Cette rémunération est garantie à la fin de chaque mois. En qualité de salarié, vous êtes habilités à exécuter des tâches bien précises et rien que celles-là. Plus vous évoluez, plus vous montez en grade. Néanmoins, un employé est tenu d’un certain nombre d’obligations envers son employeur. En effet, il ne doit travailler que pour ce dernier et pour celui-ci seul, à moins qu’il n’en soit prévu autrement.
En ce qui concerne le titre d’indépendant, vous n’êtes pas limité par des contraintes de temps. Vous avez le privilège d’exécuter vos travaux en toute autonomie et en toute liberté. L’indépendant n’est sous l’autorité d’aucun patron, il travaille au service de sa clientèle. Il n’a donc aucune obligation de loyauté et de fidélité envers ce dernier. Ses revenus sont essentiellement constitués des versements effectués par ses clients, en contrepartie de l’exécution d’une tâche. Toutefois, la sécurité n’est pas toujours assurée quant à sa visibilité financière. Celle-ci se limite en effet aux seuls contrats signés.
L’environnement social
La première distinction ici réside au niveau des allocations chômage. En effet, une personne régulièrement salariée qui perd son emploi pour des causes involontaires doit obligatoirement bénéficier de l’assurance chômage. Cette règle est proscrite si vous avez le statut d’entrepreneur. Néanmoins, cela reste toutefois possible si vous justifiez avoir le statut de salarié assimilé dès lors que votre société revêt la forme d’une SASU. En outre, les avantages liés à la retraite complémentaire sont relativement meilleurs si vous êtes un salarié que si vous travaillez en qualité d’indépendant. En effet, une grande partie de ces cotisations de retraite est prise en charge par l’employeur, au titre des cotisations patronales. Le freelance quant à lui ne peut bénéficier de ce même privilège qu’après une souscription avec un organisme privé.
L’environnement fiscal
Au plan fiscal, la rémunération perçue par un salarié doit obligatoirement être supérieure ou égale au SMIC. L’ensemble des conditions relatives à celle-ci sont stipulées dans les termes du contrat, ce qui garantit le versement. L’employé relève du régime fiscal des salariés et est soumis à l’impôt sur le revenu dans la catégorie des traitements et salaires. En qualité d’indépendant, le régime fiscal dépend de la rémunération perçue et des règles encadrant cette dernière. Ainsi, il peut relever soit de l’impôt sur le revenu, ou soit de l’impôt sur les sociétés.
Par ailleurs, l’imposition dépend également du fait qu’il soit un entrepreneur indépendant ou un entrepreneur salarié. Dans le premier cas, il sera imposé sur le montant de son revenu dans la catégorie des BIC, BNC ou BA. Par contre, dans le second cas, il sera imposé dans la catégorie des traitements et salaires.